full_illustration

Tout ce qu’il faut savoir avant d’ouvrir son gîte touristique

26-02-2021
7 minutes

Avec le développement exponentiel des plateformes de type Airbnb, la location de gîte attire de plus en plus de vacanciers désireux de passer des vacances en autonomie dans un logement dont ils peuvent disposer entièrement. Vous avez le sens de l’accueil, du partage et de l’hospitalité ? Vous rêvez de lancer votre propre gîte touristique, à titre d’activité principale ou simplement pour vous constituer des revenus supplémentaires ? Découvrez comment bien préparer ce projet et avoir toutes les clés en main pour en garantir le succès.

Qu’est-ce qu’un gîte touristique ? 

Le gîte touristique, appelé aussi meublé de tourisme, est un logement mis à disposition d’un locataire pour son usage exclusif, et ce pour une durée temporaire. Le locataire ne peut donc pas en faire sa résidence principale, ni même y rester plus de 90 jours consécutifs. Le meublé de tourisme mis en location peut être un studio, un appartement, une maison de charme ou même une villa. Vous pouvez donc louer votre résidence secondaire, mais aussi votre résidence principale.

Le critère d’usage exclusif du logement par le locataire permet de distinguer le gîte touristique de : 

  • la chambre d’hôte, dans laquelle le loueur est présent et partage le logement avec ses locataires 

  • l’hôtel, puisque le gîte touristique n’inclut pas de services et d’équipements communs (accueil, réception, piscine commune, etc.) 

 

Quelles sont les conditions pour pouvoir ouvrir son propre gîte ? 

L'activité de gestion d’un gîte touristique est encadrée par l'article D324-1 du Code du tourisme : on ne peut donc pas ouvrir son gîte dans n'importe quelles conditions et il faut respecter des normes prédéfinies par la loi. L’activité reste néanmoins à la portée de tous puisque les critères requis sont limités.

 

1. Les équipements minimums 

Les locataires d’un gîte touristique doivent pouvoir y vivre en complète autonomie. Il est donc primordial qu’ils disposent des équipements nécessaires. Le code du tourisme impose ainsi une liste d’équipements dont le logement doit disposer pour pouvoir être loué en tant que meublé de tourisme : 

  • une pièce commune meublée 

  • une table et des chaises en proportion du nombre de personnes pouvant être accueillies 

  • une cuisine comportant un évier, une cuisinière, un réfrigérateur, un placard et les ustensiles nécessaires 

  • une salle d'eau comptant au moins un lavabo et une douche 

  • des toilettes intérieures 

  • une (ou plusieurs) chambre(s) indépendante(s) équipée(s) d'un lit 

  • de l'électricité, de l'eau potable courante chaude et froide et un moyen de chauffage 

  • un ou plusieurs équipements permettant le lavage, le séchage et le repassage du linge 

2. Pas de formation requise 

Pour ouvrir votre propre gîte touristique, vous n'avez pas besoin de suivre une formation spécifique. En tant qu’hôte, vous devez néanmoins avoir de solides qualités relationnelles et organisationnelles : vous devez être capable de mettre vos clients à l’aise, de les conseiller sur les points d’intérêts de votre région, de veiller au bon état des lieux, de répondre à leurs demandes et aux éventuelles urgences avec réactivité et bienveillance.  

Une telle activité nécessite également une grande polyvalence, puisqu’il vous faut mener de front la gestion et la compatibilité de votre gîte, sa stratégie commerciale, la relation client ou encore la communication. Si vous souhaitez consolider ces différentes compétences pour assurer la pérennité de votre projet, vous pouvez suivre des formations dédiées : elles vous seront bénéfiques sur le court comme le long terme.

Bon à savoir

Vous pouvez rechercher et financer de telles formations en utilisant vos droits à la formation.  

3. Obtenir des licences pour la vente d’alcool et le service de restauration 

Si une attestation de formation n’est pas requise pour ouvrir votre propre gîte touristique, il vous sera obligatoire de disposer d'une licence spécifique si vous souhaitez mettre en place un service de vente d’alcool (inclure une bouteille de champagne à l’arrivée de vos clients par exemple). Il en existe deux : 

  • La licence de débit de boisson de catégorie 3 dite « petite licence » sera suffisante si vous souhaitez vendre du vin, de la bière ou du cidre. 

  • La licence de catégorie 4 dite « grande licence » est nécessaire pour la vente de boissons distillées (rhum, whisky, cognac, gin, etc.). 

Pour obtenir ces licences, vous devez passer un permis d’exploitation qui correspond à un stage de 20 heures, dédié principalement à la prévention face aux dangers de la consommation d’alcool pour vos clients. Comptez entre 250 € et 800 € pour l’obtenir. 

Information importante

La grande licence ne peut qu’être achetée (auprès d’une agence spécialisée ou d’une mairie) ou transférée d'un ancien bénéficiaire à vous-même au sein d’un même département. L’achat d’une licence 4 est onéreux : comptez environ 7 500 € mais les prix peuvent s’envoler dans certains cas (jusque 50 000 €).

 

Si vous envisagez de ne proposer que de la nourriture et des boissons non alcoolisées (sous la forme d’un panier garni par exemple), vous n’avez pas besoin d’un permis d'exploitation. 

 

4. Les normes à respecter 

L’activité étant réglementée, des normes obligatoires doivent être respectées lorsque vous êtes à la tête d’un gîte touristique :  

  • La déclaration en mairie : avant d’ouvrir officiellement, vous devez déclarer votre gîte en mairie en remplissant un formulaire dédié. Certaines communes ont mis en place un système spécifique et vous délivreront un « numéro de déclaration », composé de 13 caractères, qui devra apparaître sur vos annonces de location. 

  • L’autorisation de changement d’usage est une étape obligatoire si vous souhaitez ouvrir un meublé de tourisme à Paris, en petite couronne ou dans une grande ville française de plus de 200 000 habitants (Lyon, Lille, Marseille, etc.). Cette démarche consiste à changer le statut de votre bien, en passant de « résidence » à « gîte touristique » auprès de la mairie.  

  • La rédaction d’un contrat de location pour chaque client mentionnant : les coordonnées des 2 parties, une description du gîte et ses équipements, le prix, les dates de séjour, les modalités de paiement/d’annulation, les assurances et les conditions de règlement des litiges. Ce contrat doit être signé par le locataire au plus tard au moment de la remise des clés. 

  • L’affichage des prix de location et des services complémentaires si vous en proposez (location de draps par exemple) 

  • L’installation d’un détecteur de fumée, obligatoire depuis 2015. La loi n’impose qu’un détecteur par meublé de tourisme, mais il est recommandé d’en installer plusieurs si la surface du gîte dépasse les 60 m².  

  • Faire remplir et signer la fiche individuelle de police pour tous vos clients étrangers, en application de l'article R. 611-42 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France. 

Si votre gîte touristique dépasse une capacité d’accueil de 15 personnes, il passera sous le statut d’établissement recevant du public (ERP). Des normes complémentaires sont alors à appliquer :

  

  • Une mise aux normes de votre établissement pour les personnes en situation de handicap 

  • L’installation d’un système de sécurité incendie (alarmes, extincteurs, sorties de secours, portes coupe-feu, matériel résistant aux flammes) 

  • Vous et vos éventuels employés devez également attester d’une formation sécurité incendie 

Vous devez ensuite obtenir en mairie une autorisation d’ouverture pour votre ERP, en présentant l’ensemble des registres qui confirment la mise en œuvre de ces installations obligatoires.  

 

Comment garantir le succès de son gîte touristique ? 

Établir son business plan  

Votre business plan est la feuille de route de votre projet ! Il peut être rédigé sous forme de document écrit ou de présentation. C'est là où vous fixez vos objectifs financiers et commerciaux en plus de déterminer le budget nécessaire à l’ouverture de votre gîte (éventuels travaux de rénovation, de décoration, d’extension des services, de mise aux normes, etc.). Vous pouvez également intégrer au sein de votre business plan une étude de marché afin d’identifier vos éventuels concurrents (les autres gîtes alentour), l’offre qu’ils proposent, ainsi que des données générales concernant l’activité touristique de votre région. 

 

Proposer un bien et des équipements attractifs 

Le choix du bien et des équipements qui vont le composer ont un impact non négligeable sur l’attractivité de votre gîte. Un bien de charme, typique de votre région, cosy, spacieux, lumineux ou comprenant des espaces extérieurs sont autant de critères qui séduiront vos futurs clients. Ne négligez ainsi pas la décoration intérieure comme extérieure, et soignez les photographies que vous afficherez sur vos annonces de location !

Vous pouvez investir dans des équipements spécifiques qui plairont particulièrement à votre potentielle clientèle : literie de qualité, équipements électroménagers récents, réseau wifi performant, piscine, jacuzzi, terrasse, etc. Vous pouvez également choisir de proposer des services complémentaires pour accommoder vos clients : location de linge de maison, location d’équipements spécifiques (vélos, scooters, kayak), service de ménage... Faites attention à bien dissocier les services inclus dans le prix de la location des services complémentaires. Et n'oubliez pas de le préciser sur le contrat de location !

 

Choisir son emplacement 

Le choix de votre gîte touristique par vos potentiels clients va beaucoup dépendre de son emplacement. En effet, les meublés de tourisme sont avant tout des lieux dédiés aux vacances. Il est donc important que votre gîte se trouve à proximité d’activités ludiques, culturelles ou sportives. Renseignez-vous sur ce qui se passe aux alentours et pensez à promouvoir ces activités dès votre annonce de location (et auprès de vos clients une fois sur place). 

 

Obtenir une classification 

Il existe aujourd’hui près de 100 000 meublés de tourisme classés en France. Les demandes de classification s'effectuent à tout moment auprès d’Atout France et vous permettront d’obtenir un classement entre 1 et 5 étoiles. Le nombre d’étoiles obtenues dépend notamment de 3 critères d’évaluation :  

  • La qualité des équipements 

  • La qualité du service délivré (cadeau de bienvenue, disponibilité de l’hôte par exemple) 

  • Les bonnes pratiques en matière de respect de l’environnement et d’accueil des personnes en situation de handicap  

Une fois classé, votre gîte sera contrôlé tous les 5 ans par des organismes accrédités.  

En plus de cette classification, vous pouvez labéliser votre gîte touristique auprès d’une association comme Gîtes de France ou Clévacances. Vous bénéficierez ainsi de la visibilité et du prestige de ces labels qui disposent de leur propre grille d'évaluation. 

Obtenir une classification vous démarquera de la concurrence tout en attestant de la qualité de votre meublé de tourisme. 

Soigner sa visibilité en ligne 

Étape importante pour votre projet : la communication ! Il est important de mettre en avant votre activité d’hébergement de la manière la plus efficace possible. En plus d’apparaître sur les sites phares de location en ligne (Airbnb, Booking ou TripAdvisor), la création de votre propre site internet permettra de maximiser la présence de votre gîte en ligne. Vous pourrez y inclure de nombreuses photographies du bien et de ses équipements, ainsi qu'un service de réservation en ligne. Ce dernier permettra d’éviter les commissions que prennent les grandes plateformes de réservation ! Vous pouvez recourir à des outils spécialisés tels que WixWordpressSitew pour créer votre site, ou y dédier un budget plus conséquent en faisant appel à un webmaster professionnel.  

 

Quelle forme juridique choisir ? 

Lorsque vous ouvrez votre propre gîte touristique, vous pouvez choisir d'exercer :

  • En tant que simple particulier, si votre activité génère des recettes inférieures à 23 000 euros par an. Ainsi, vous déclarez les revenus issus de la location en même temps que vos autres revenus, et continuez de cotiser en tant que particulier. Cependant, vous ne bénéficierez pas de la couverture sociale liée à l’exercice de cette activité (droits à la retraite, protection maladie, indemnités journalières). Cette solution est idéale si votre activité de location est secondaire et s’ajoute en complément d’une autre activité principale. 

  • En tant que professionnel, si votre activité de location génère des revenus supérieurs à 23 000 € par an ou que c’est votre activité professionnelle principale. Vous devrez alors monter votre entreprise.

Pour exercer en tant que professionnel et monter votre société de location de gîte touristique, vous avez le choix entre différents statuts juridiques. Ce choix dépend de la façon dont vous souhaitez vous établir.

 

Vous souhaitez vous établir seul 

L’entreprise individuelle (EI) et la SASU sont des statuts de société unipersonnelle très flexibles et idéaux pour se lancer seul dans un projet de location de gîte d'ampleur modérée (un ou deux gîtes mis en location) :  

  • En Entreprise Individuelle (EI), votre entreprise se confond avec vous-même. Vous n’avez donc pas besoin de rédiger de statuts et de définir un capital social.  Vous êtes par ailleurs soumis à l’impôt sur le revenu (IR). Attention, car votre patrimoine personnel est confondu avec votre patrimoine professionnel. Il peut donc être saisi en cas de dettes. Pour éviter cela, vous pouvez opter pour l’EIRL (Entreprise Individuelle à Responsabilité Limitée) qui vous permettra de dissocier votre patrimoine personnel de celui de votre entreprise. Enfin, vous pouvez choisir d’opter pour le régime de l’auto-entreprise à la place, qui est une sous-catégorie de l’EI. Votre régime fiscal et social en sera simplifié, à condition de ne pas dépasser un chiffre d'affaires annuel de 176 200 € HT. Vous ne pourrez cependant pas déduire vos frais (ménage, aménagement, rénovation, etc.) des cotisations sociales payées. 

  • En SASU, votre entreprise ne se confond pas avec vous. Elle dispose donc de sa propre identité avec ses statuts et son capital social. Vous disposerez également d’une meilleure couverture sociale car en tant que seul président, vous êtes assimilé salarié. Vous pouvez décider de vous verser un salaire régulier et donc de cotiser pour obtenir les mêmes avantages sociaux que les salariés, exception faite du chômage (couverture maladie et maternité, retraite, indemnités journalières). Vos charges sociales sont donc en retour plus élevées mais vous ne payez ces charges que sur vos bénéfices. Votre SASU est par ailleurs soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), mais il est possible de passer à l’IR.  

 

Vous souhaitez monter un projet de gîte en couple 

L’ouverture d’un gîte touristique peut être un projet intéressant à entreprendre en couple. En effet, la gestion d’une telle activité nécessite des compétences très diverses qu’il peut être utile de partager à deux. Pour monter votre société avec votre conjoint, l’EURL et la SARL sont des statuts qui peuvent vous correspondre. 

  • En EURL, vous vous déclarez seul dirigeant mais pouvez faire de votre conjoint un collaborateur de votre société. Il ne reçoit pas de rémunération mais bénéficie d’une protection sociale liée à votre activité. En tant que dirigeant d’EURL, vous obtenez le statut de Travailleur Non Salarié (TNS) : vos cotisations sociales sont limitées mais vous bénéficiez néanmoins d’une protection sociale minimale. De plus, vous définissez la rémunération que vous souhaitez percevoir en fonction des revenus de votre gîte. Enfin, votre meublé de tourisme sera soumis à l’impôt sur le revenu (IR) avec option possible pour l’impôt sur les sociétés (IS). 

  • En SARL, vous allez pouvoir monter une société avec vos proches, puisque vous pouvez être entre 2 et 200 associés. Votre conjoint peut ainsi devenir un véritable associé et être rémunéré au même titre que vous. Il peut sinon choisir de devenir conjoint collaborateur comme en EURL. Vous établissez vos propres règles de fonctionnement grâce à des statuts particulièrement flexibles et adaptables à votre projet, tout comme en EURL. Enfin, en tant que gérant de SARL, vous êtes associé au régime TNS et êtes redevable de l’impôt sur les sociétés, avec option possible là aussi pour l’impôt sur le revenu. 

 

Vous souhaitez monter un projet de plus grande ampleur 

La SAS est particulièrement adaptée aux entrepreneurs rêvant d’un projet de grande ampleur : la création d’un village de gîtes, ou d’établissements répartis dans différentes zones géographiques par exemple. La SAS vous permettra d’abord de disposer d’un nombre d’associés illimités contrairement à la SARL. Vous bénéficierez d’une protection sociale importante puisque le président est assimilé salarié, comme en SASU. Il vous faudra néanmoins prévoir les règles de fonctionnement de votre société jusque dans ses détails, car les statuts d’une SAS (comme ceux d’une SASU) ne sont pas prérédigés. Enfin, comme en SASU, vous êtes soumis par défaut à l’Impôt sur les Sociétés (IS) mais avez la possibilité d’opter temporairement pour l’Impôt sur le Revenu (5 ans maximum), idéal lorsque vous débutez votre activité. 

 

Une fois votre choix effectué, vous allez pouvoir entamer les 3 étapes nécessaires à la création de votre entreprise (hors EI) : 

  • Rédiger les statuts de votre société : ils correspondent aux règles de fonctionnement de celle-ci. Ils peuvent être prérédigés comme en EURL et SARL, ou plus complexes à établir pour la SAS et la SASU.   

  • Publier une annonce légale dans le journal d’annonces légales de votre département pour déclarer publiquement la création de votre gîte de tourisme. 

  • Immatriculer votre société auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) : vous allez ainsi faire naître votre entreprise aux yeux de l’administration française. Vous obtiendrez notamment le fameux numéro SIRET de votre entreprise.

 

Tableau récapitulatif : 

 

Pour se lancer seul

Pour se lancer en couple

Pour un projet plus conséquent

L’EI 

La SASU 

L’EURL 

La SARL 

La SAS 

Statut du dirigeant 

Travailleur Non Salarié (TNS) 

Assimilé salarié

Travailleur Non Salarié (TNS)

Travailleur Non Salarié (TNS)

Assimilé salarié 

Régime d’imposition 

Impôt sur le revenu

Impôt sur les sociétés

Impôt sur le revenu

Impôt sur les sociétés

Impôt sur les sociétés 

Rédaction des statuts 

Pas de statut 

Flexible mais complexe 

Pré-établie 

Flexible mais complexe 

Conjoint collaborateur 

Non

Oui

Non

Nom du dirigeant 

Entrepreneur individuel

Président

Gérant

Président

 

 Vous savez maintenant quelles sont les démarches à entreprendre pour lancer votre propre gîte touristique ! Vous n’êtes pas encore sûr du choix du statut le mieux adapté à votre projet ? Vous souhaitez confier les démarches de création de votre société de gîte touristique à des professionnels compétents ? Les experts de Simplitoo seront ravis de vous accompagner dans vos démarches de A à Z ! 

L’article "Tout ce qu’il faut savoir avant d’ouvrir son gîte touristique" a été noté 5 sur 5 sur 2 avis d'internautes.

L'article vous a intéressé ? Faites-le nous savoir !

304